Entre novembre 2025 et la fin 2027, 11 millions de clients vont voir leurs heures creuses changer d'horaire. En été, au moins deux d'entre elles tomberont dans la plage 11h-17h, c'est-à-dire en plein cœur de la production de vos panneaux. Pour un foyer solaire de PACA, ce déplacement peut être une aubaine — ou un contresens complet.

1. Réforme des heures creuses : ce qui change vraiment

Le dispositif heures pleines / heures creuses découpe la journée en 16 heures pleines et 8 heures creuses, consécutives ou non, facturées à deux prix différents. La réforme découle de la délibération tarifaire TURPE 7 de la Commission de régulation de l'énergie. À retenir : le nombre d'heures creuses ne bouge pas. Vous en gardez 8 par jour. Ce qui change, c'est leur placement dans la journée.

Deux plages deviennent interdites pour y loger des heures creuses : 7h-11h et 17h-23h, les moments où le réseau est le plus sollicité. Si vos heures creuses actuelles empiètent sur l'une de ces deux plages, elles seront modifiées, comme l'explique la FAQ de la CRE sur le déplacement des HP/HC (6 février 2025).

Seconde nouveauté : la saisonnalité. Période estivale du 1er avril au 31 octobre, période hivernale du 1er novembre au 31 mars, avec un placement qui peut différer. En été, les clients concernés auront au moins 2 heures creuses l'après-midi, dans la plage 11h-17h (la CRE évoque 2 à 3 heures creuses en journée). En hiver, les 8 heures peuvent rester intégralement nocturnes (production plus faible, consommation plus forte). Dans tous les cas, au moins 5 heures creuses consécutives sont maintenues la nuit.

Qui est concerné, et selon quel calendrier ?

La mise à jour se fait à distance grâce au compteur Linky, y compris pour les usages asservis comme le chauffe-eau raccordé au contact sec. L'objectif d'Enedis : déplacer environ 5 GW de consommation vers les après-midis des mois ensoleillés.

SituationPlacement des 8 heures creusesEffet pour un foyer photovoltaïque
Avant la réformeSurtout la nuit, souvent avec un bloc 7h-11h ou 17h-23hLe ballon chauffe le plus souvent hors production : l'essentiel est acheté au réseau
Été (1er avril → 31 octobre)Au moins 5 h consécutives la nuit + 2 à 3 h placées entre 11h et 17hUn créneau tombe en pleine production solaire
Hiver (1er novembre → 31 mars)Possiblement les 8 h intégralement la nuitRetour au schéma nocturne, production faible
Plages exclues toute l'année7h-11h et 17h-23hPlus aucune heure creuse sur les pointes du réseau

2. Le paradoxe : le ballon chauffe pendant que les panneaux produisent

Un chauffe-eau asservi démarre quand le contact sec du Linky bascule en heures creuses. Hier, la nuit. Demain, en été, peut-être 14h. Le réflexe est de crier au gâchis : « j'achète au réseau une électricité que je produisais déjà ». La réalité physique est plus subtile.

L'autoconsommation est physique, elle prime toujours. L'électricité produite par vos panneaux alimente en priorité les appareils en fonctionnement. Si le ballon démarre à 14h alors que l'installation produit, il est d'abord alimenté par le solaire ; seul le complément est soutiré au réseau, quand la puissance appelée dépasse la puissance produite à cet instant.

Le véritable enjeu n'est donc pas le tarif, c'est la coïncidence entre la puissance produite et la puissance appelée. Corollaire moins intuitif : quand vous produisez déjà, le tarif « heures creuses » ne vous rend plus de service sur la part réellement autoconsommée, puisque cette énergie-là ne vous coûtait rien. En revanche, ce que vous consommez n'est plus exporté — et c'est tant mieux, le surplus n'étant racheté qu'à 1,1 c€/kWh.

3. Bonne nouvelle ou contresens ? Comment trancher chez vous

Il n'y a pas de réponse générale. Trois situations se dessinent.

Pour trancher, trois vérifications concrètes : lisez le courrier de votre fournisseur annonçant vos nouvelles plages, regardez votre suivi de production pour connaître votre puissance réelle entre 11h et 17h, et vérifiez comment votre chauffe-eau est piloté. C'est ce que nous faisons lors d'une étude à domicile.

4. Piloter sa consommation : la vraie réponse en 2026

Quand vos nouvelles heures creuses coïncident avec votre production, le signal du distributeur fait le bon travail tout seul. Le reste du temps, il faut piloter autrement. La logique 2026 : déclencher les usages sur la production, pas sur la seule horloge du distributeur.

Le pilotage a toutefois une limite : la nuit, il n'y a rien à autoconsommer, et l'hiver la production couvre rarement les besoins. C'est là que le surplus solaire change de statut — mieux vaut le stocker que le vendre 1,1 c€/kWh.

5. Stocker avec AJ POWER : capacités et prix

AJ POWER, notre filiale, propose des batteries pour le résidentiel et le petit tertiaire :

Ces montants s'entendent TVA 20 % sur le stockage. Le bon calibre dépend de votre consommation nocturne et de votre surplus réel : notre article sur la capacité de batterie à choisir détaille la méthode. La rentabilité, elle, dépend trop de votre profil pour être annoncée d'avance : elle se calcule à l'étude.

6. Aides et réglementation 2026

Le détail des dispositifs régionaux figure dans notre guide des aides aux panneaux solaires en PACA.

7. Pourquoi choisir AJ Solar

AJ Solar est un installateur certifié RGE QualiPV basé à Vélaux (13880), intervenant dans toute la PACA. Avec plus de 500 installations réalisées, nous couvrons l'autoconsommation comme le stockage : étude personnalisée, dimensionnement sur-mesure, montage des dossiers administratifs et suivi de production. Nos clients constatent 40 à 70 % d'économies sur leur facture.

Face à la réforme, nous mesurons votre situation avant de proposer quoi que ce soit : nouvelles plages, courbe de production, usages pilotables. Demandez votre devis gratuit ou appelez-nous au 04 42 78 69 52.

Passez à l'action : faites analyser vos nouvelles heures creuses et votre potentiel d'autoconsommation via notre page contact, ou estimez votre projet avec notre simulateur solaire en ligne.